
Fidèles
à l’esprit de leurs fondatrices et à leur charisme (éducation des
jeunes filles de condition modeste et soins aux malades), les sœurs de
la Providence de Lisieux ouvrirent officiellement en 1957 le CENTRE
d’EDUCATION MENAGERE ET TECHNIQUE, situé dans les bâtiments du 74
boulevard Herbet Fournet. On y enseignait essentiellement la couture et
la puériculture, dans le but d’obtenir le CAP d’enseignement ménager,
plus tard ETC (Employé Techniques de Collectivités).
Sept
ans plus tard environ, la ténacité et l’audace des sœurs de l’époque
face à l’administration, (notamment Mère Marie de l’Assomption,
directrice administrative), ont permis l’ouverture de nouvelles
formations paramédicales (essentiellement le BEP sanitaire et social)
dans le but de préparer les élèves à l’école d’infirmières. Les locaux
devenant exigus, cette formation fut dispensée dans un baraquement
situé sur le terrain de la communauté, en contrebas de leur bâtiment
principal.
Ces
formations étaient évidemment supportées par la communauté et par les
familles. Inutile de dire que les difficultés financières devenaient
quotidiennes, d’autant plus qu’étaient accueillis « les
pauvres ».
C’est
alors que plus que jamais déterminées, les sœurs renouvellent une
demande de contrat d’association avec l’État. Les exigences de
l’administration sont lourdes, respect des normes de locaux,
d’effectifs, de situation administrative, etc... Dans un esprit de
clarification le Centre d’Éducation Ménagère et Technique change de nom
pour devenir Lycée « Les Rosiers », tout simplement parce que
dans le jardin du bâtiment initial, il y avait une grande quantité de
rosiers polyanthas !!!
Malgré
le refus de l’administration d’accorder le contrat, les sœurs
continuent les ouvertures. La classe de seconde AB3 voit le jour en
1968, et cette fois-ci à la fois dans les locaux de la maison grise
pour ce qui est des cours généraux, et à la rue d’Ouville, en plein
centre, pour ce qui est des cours techniques. Conjointement à la classe
de seconde, une section de CAP d’employé de bureau est créée dispensée
également à la rue d’Ouville. De nombreux voyages, des pertes de temps
mais également des souvenirs mémorables.
Le
contrat est enfin accordé en 1969, avec un effet rétroactif de deux
ans. Ouf ! C’est alors que l’on mit en route la construction du
lycée actuel qui fut prêt pour la rentrée de 1969. Et c’est en juin de
la même année qu’ont été obtenus les premiers résultats du BAC G1, très
encourageants.
Le
BEP Sanitaire et Social ne permettant plus d’entrer à l’école
d’infirmières, les locaux ne répondant plus aux normes, sa fermeture a
alors été prononcée.
Répondant
aux exigences de l’administration, il devenait plus facile d’ouvrir de
nouvelles formations : CAP Sténodactylo, BAC G2, remplacement du
CAP ETC en BEP VAM, Baccalauréats professionnels secrétariat,
Comptabilité, commerce, BAC SMS, depuis longtemps demandé le BTS
Professions immobilières (septembre 2001), et enfin le Baccalauréat
professionnel Services (Septembre 2003).
Ce
lycée a débuté avec une poignée d’élèves pour arriver ce jour à plus de
400. Et aujourd'hui, pour des raisons pédagogiques et économiques, il
fait partie du réseau des trois établissements catholiques lexoviens
Notre Dame – Frémont – Les Rosiers.
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